Bartop : Minitel Arcade "Chun-Li" (Bartel)

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Difficulté:

Nouvelle réalisation d'un Bartop (Raspberry Pi 4 avec une distribution Recalbox) à partir d'un Minitel ("Bartel") fortement inspirée de cet exemple. Merci à son auteur.

Je ne re-décris pas ici toutes les étapes de la fabrication, le tutoriel source est déjà bien détaillé. Je me contenterai plutôt d'un retour d'expérience et de quelques conseils pour ceux qui voudraient se lancer.

Matériel :

Budget : 250€

Etape 1 : Matériel & Coûts

J'ai fait plusieurs petites d'adaptations par rapport à l'original même si cela reste très proche :
  - Alimentation différente
  - Connectique du panel arrière
  - Pièce custom pour les boutons de l'écran qui sont trop courts (évite un dessoudage très délicat)
  - etc...

Le coût : je n'ai pas fait de calcul précis mais en gros ça chiffre assez vite :
  - Raspberry Pi : env. 40€
  - Ecran : env. 50€
  - Alimentation : env. 15€
  - Composants internes (boutons, carte son, connecteurs, visserie, câbles, plexiglas, haut-parleurs...) : 40€
  - Contrôles (joystick et boutons arcade) : env. 40 €
  - Bombes de Peinture et vernis : env. 25€
  - Impression sticker(s) : env. 15€
  - Etc, etc, etc...

Rajouter un outillage conséquent si vous ne l'avez pas (certains restent optionnels mais fort pratiques), en vrac : imprimante 3D (obligatoire), pistolet air chaud, pistolet à colle, fer à souder, pinces diverses, outil type Dremel, etc... La liste est très importante.

Enfin si vous n'avez pas la chance de trouver ce modèle spécifique de Minitel en récup vous pouvez ajouter plusieurs dizaines d'euros pour vous en procurer un sur un célèbre site de petites annonces. Malheureusement son prix flambe un peu justement à cause de ce genre de projet.

Le choix des composants est primordial et assez long. Il n'y a qu'à voir la liste dans le tuto. Pour la connectique arrière hormis l'alimentation je conseille d'avoir au moins un port USB et une prise microSD (ou mieux SD avec adaptateur pour une manipulation plus facile) pour éviter d'avoir à ouvrir le minitel sans arrêt.

Etape 2 : Principales Difficultés : La Coque et la Vitre

Le plus difficile pour ma part a été le travail sur l'extérieur. Pour avoir un beau rendu il faut faire attention à tout, notamment bien sûr pour les opérations destructrices type perçage.

Le mastic à étaler (par exemple pour boucher un trou, lisser une surface imprimée en 3D) est une horreur à utiliser. Ça sèche vite et c'est pas toujours évident à appliquer. J'aurais peut être dû essayer du mastic en bombe.
La peinture à la bombe c'est un peu long (multiples petites couches pour éviter les coulures) mais plutôt facile même sans expérience. C'est encore plus facile pour le vernis transparent. Je serai tenté de dire qu'il faudrait mieux tout monter une première fois pour bien percer et faire ce qu'il y a à faire avant de démonter et peindre mais c'est fastidieux. Dans le cas contraire (peinture avant montage, ce que j'ai fait) il faut ensuite faire très attention pour ne pas abîmer la coque, surtout lors des perçages. J'ai choisi une peinture blanche. Ce n'est peut être pas le meilleur choix. Les défauts semblent être plus voyants.

La vitre. Sans conteste le pire problème. Elle est bien sûr totalement optionnelle mais je trouve que cela finit bien le produit. J'ai utilisé la méthode décrite dans l'article original, à savoir le perçage, l'insertion de vis, puis masticage. Peut être la méthode la plus fiable mais un enfer.

Déjà il y a le mastic et après même avec un ponçage ultra-fin et des tas de couches de peinture il est très difficile de retrouver un aspect parfait (bon si on s'applique cela reste très propre quand même). Ensuite cela reste assez fragile, une des vis s'est cassée à un moment, heureusement celle du bas. Par chance le bezel appuie assez sur la vitre pour compenser. Ensuite l'épaisseur. J'avais opté pour un plexiglass de 2.5mm qui me paraissait bien. Pas de bol avec lui impossible de fermer le capot, l'épaisseur trop importante frottait trop sur le bezel. Je me suis rabattu sur une épaisseur de 1.2mm qui va pas trop mal mais qui par contre est très délicat à couper (se fissure très vite). Puisque le bezel est très proche de la coque j'aurais peut être pu/dû visser la vitre directement dessus.
Bref si vous voulez faire simple laissez tomber la vitre vous gagnerez un temps fou.

Etape 3 : Le Sticker Vinyle (Panel Joystick)

Ca parait facile mais pas tant que ça en fait. Si vous faites appel à un imprimeur professionnel celui-ci s'attend à recevoir un format de fichier (généralement PDF), d'images (CMYK, ex : 150 DPI) et de colorimétrie (ex : Fogra 39L) très précis le tout en respectant plusieurs types de marges bien délimitées.
J'ai choisi un modèle d'image haute résolution sur un site de fond d'écran. Utilisateur exclusif de Linux j'ai ensuite testé de nombreuses solutions pour créer le fichier attendu par l'imprimeur : GIMP, Krita, Scribus...
Finalement j'ai pu pratiquement tout faire avec le seul Scribus. L'imprimeur proposait de vérifier le fichier avant impression. Option payante (5€ pour un total de moins de 15€) mais finalement rassurante. Si l'image comporte un motif à mettre en évidence (personnage...) attention à bien le positionner en fonction du joystick et des boutons. Ce n'est pas forcément évident, je pense qu'il faut se laisser de la marge (image plus grande que nécessaire) pour éviter les surprises.

Une fois le sticker reçu (je conseille de faire un fichier avec au moins 2 exemplaires pour avoir un secours, la différence de coût est minime) l'application sur le panel est délicate mais faisable. L'utilisation d'un scalpel pour une découpe parfaite est plus que recommandée.
J'avais choisi un sticker avec finition mat et sans filtre (beaucoup moins cher) mais j'étais un peu déçu du rendu. J'ai finalement testé l'application du vernis brillant en bombe dessus (le même que pour la coque) et finalement ça rend très bien (aspect plus brillant, voir photo) en plus de protéger le sticker. La découpe du sticker laissant une légère trace blanche de papier il est peut être préférable d'avoir un sticker de couleur claire, la coupe se voit moins.

Etape 4 : Assemblage

Une fois tout en place l'assemblage ne présente pas de difficultés insurmontables pour un bricoleur moyen, juste faire attention au 220V...

La partie software (Recalbox) est bien documentée. J'avais testé le tout avant de monter le bartop avec une manette type Super-NES. Il y a un ajustement à faire pour faire reconnaitre l'encodeur USB utilisé (là aussi documenté). Ensuite la configuration de celui-ci (mappage des boutons) est faite la première fois à l'aide de la manette Super-NES.

Voilà :-)


HO HO HO !
Et joyeux noel!
A tous les Makers de ta trempe .
Plus serieusement , bravo , et merci pour tout ces details .

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