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Faire ses blinis soi-même : la recette en retard, version longue et non censurée !

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Salut la compagnie !! J’espère que tout le monde va bien en ce 4 janvier 2019 et que vous vous êtes toutes et tous remis de la traditionnelle gueule de bois du 1er janvier – mélange subtil de fatigue et de mauvais alcool. Inutile de vous dire que je vous souhaite le meilleur pour les 361 jours à venir, et en essayant de ne pas sombrer dans le cliché, on va partir pour une santé des plus excellentes, assez de nourriture dans votre frigo pour que vous puissiez manger à votre faim, un nombre conséquent de cailloux sur votre compte en banque pour payer vos factures et mener le genre de vie dont vous avez envie…Et surtout, de l’amour les gars ! Des surprises ! Des virages inattendus ! Parce que c’est grâce à cela que la vie est belle, non ?

Bon, personnellement, je ne vais pas vous servir de salades, l’année 2019 a TRÈS mal commencé pour moi. Mais genre vraiment de la pire des manières. Au point que je n’avais même pas envie de revenir écrire quoi que ce soit par ici. J’ai de nouveau dû vivre un événement très triste, dont je ne suis pas encore prête à parler par ici et qui vient s’ajouter à une globalité d’autres choses vécues dans ma vie. Ces 2 derniers jours, tout n’a été que colère et découragement. Ça passera, les litres d’eaux coulant sous mes ponts personnels ayant depuis longtemps pris l’habitude de lessiver de la merde. Mais quand même. Après le décès de mon grand-père il y a quelques mois + d’autres charmantes données inamovibles qui rendent parfois ma vie assez irrespirable, STOP quoi. Je suis mélancolique, chaque jour qui passe est compliqué et je ne dirai qu’une seule chose : j’ai une très forte envie de baisser les bras. Pour tout. Alors oui, je vais continuer à publier par ici, oui, dans quelques mois, tout me paraîtra très loin – mais je voulais juste vous situer un peu le truc : en ce moment, je n’ai pas vraiment envie de rire et il se peut que retrouver le ton joyeux de d’habitude me prenne un peu plus de temps que prévu. M’enfin ne vous inquiétez pas trop, une Manon, ça rebondit comme personne ! :)

Donc voilà pour la petite intro pas vraiment folichonne de ce début d’année. Je n’ai pas fait de bilan de 2018, parce que je ne souhaite pas en faire (en tout cas, pas maintenant) et je ne veux pas non plus me projeter dans cette année 2019, qui m’a plaquée au sol, un coude enfoncé entre les côtes, m’empêchant de respirer correctement dès le 1er janvier. Alors aujourd’hui, je vais faire doux. Je vais faire simple. Pas de dangereux article de 8 pages qui fout les Gilets Jaunes sur une table d’autopsie. Pas de débriefing juridique où je prends un immense plaisir coupable à dézinguer Monsanto sur la place publique, non. Aujourd’hui, je veux du moelleux, je veux du réconfortant, je veux du rembourré. Et si on parlait de blinis ?

*Non mais attends voir Manon, tu n’as pas juste un peu l’impression d’être à côté de la plaque là ? Les blinis, ça se mange à Noël avec le foie gras ! Ou alors à Nouvel An avec le saumon ! Pourquoi diable viens-tu nous faire chier avec une recette de blinis le 4 janv…SBAFFF !! Ta gueule !! Et si j’ai envie de bouffer du caviar un 15 janvier, qu’est-ce que ça peut te foutre ? :P J’ai le droit !! J’ai eu un début d’année de merde, alors me faites pas chier  Si j’ai envie de vous filer une recette de blinis un 4 janvier, je vous la file et puis c’est tout ! Mince alors, ils sont pas possible ces lecteurs ;) !!

Bref, revenons-en à nos crêpes ! Pour vous resituer le contexte, vous n’êtes pas sans savoir que j’encourage plus que vigoureusement le faire soi-même, quand on en a le temps et surtout qu’on en a envie. Je mets de plus en plus en pratique ce principe chez moi et, fuyant les hypermarchés comme une épidémie de peste bubonique (c’est ainsi, dès que j’ai un caddie entre les mains, je panique – trop de gens, trop de choix, trop de trucs inutiles – j’ai l’impression d’être une inadaptée sociale dès que je franchis le tourniquet électrique d’un Leclerc :P ), ça m’enlève une sacrée épine du pied. Faire des produits moi-même m’apaise, d’une certaine manière. Ça me reconnecte à la vraie vie et ça booste ma confiance en moi. Si je peux le faire, que les industriels aillent au diable, non ? Donc, j’avance petit-à-petit, je fais un truc par-ci, un truc par-là, j’adapte, je recommence, je supprime certains produits industriels suremballés, j’y vais à tâtons, mais j’avance. Toujours.

Ces dernières années, je suis de plus en plus méfiante à propos de ce que les géants de l’agroalimentaire foutent dans nos assiettes. Je fais partie des « liseur.se.s d’étiquettes » dans les supermarchés et refuse généralement d’ingérer ce que je ne comprends pas ou ce qui me paraît relativement aberrant. Petit à petit, je diminue ma dépendance à ces escrocs qui sont loin de nous vouloir toujours du bien, que ça soit à notre santé ou bien à notre portefeuille. Parce qu’on a beau croire que ce qu’on trouve en supermarché n’est pas cher et « facile », soit c’est souvent bien plus onéreux qu’il n’y paraît, soit la qualité nutritionnelle est bradée à l’extrême. Je suis persuadée qu’il faut arrêter de chercher midi à quatorze heure : si un produit alimentaire est incroyablement peu cher, c’est que quelqu’un s’y retrouve forcément quelque part et c’est TRES RAREMENT le/la consommateur/rice.

J’essaie aussi de réduire mes déchets et je cesse, quand je le peux, d’acheter des produits ultra méga suremballés dans du plastique – qui, et j’en avais déjà parlé lors de précédents articles – est LOIN d’être anodin pour la santé (je rappelle à la cantonade que le plastoc’ n’est pas un matériau neutre, puisque des échanges de molécules entre ce dernier et la nourriture qu’il contient ont été mis à jour – et puis vu qu’on chie déjà du plastique à l’heure actuelle – autant se préserver d’autres effets indésirables ;) ). C’est donc complètement valable pour nos amis les blinis, plébiscités en période de fêtes et injustement boudés le reste de l’année, bien emballés et vendus « à la benne », tout en assistant impuissamment chaque année à la même sempiternelle bataille entre Michel et Jocelyne qui se battent à mort pour savoir qui va pouvoir acheter le dernier chapon en promotion. Et les blinis, comme beaucoup de produits pour lesquels les industriels nous ont insidieusement convaincu que c’était horriblement long et compliqué à faire – genre faut aller traire la vache soi-même, vous n’y pensez pas Michèle ? ça va foutre en l’air votre manucure ! :P – Tout en palpant une généreuse liasse de billets verts..c’est juste RI-DI-CU-LE à faire. Genre 5 minutes de préparation top chrono. Ça va faire deux ans que j’utilise une excellente recette de Marmiton que j’ai un peu adaptée et je dois dire qu’un enfant de 3 ans pourrait y arriver les yeux bandés. Alors, j’vous explique ?

Voici les ingrédients nécessaires pour 25 généreux blinis bien dodus :

  • 1 yaourt bulgare, ou grec, ou de chèvre, ou de brebis. Pas de racisme ! Moi j’avais un pot de yaourt « Vrai » au lait de chèvre et ça a complètement fait le job. Le mieux étant d’avoir un pot en verre, parce que vous pouvez facilement réutiliser le pot (Tupperware, verrine, photophore et j’en passe et des meilleures). Le mien était dans un pot en plastique…et c’est pas si grave.
  • 1 œuf bio, tout frais pondu du cul de la poule gambadant en plein air et bien nourrie.
  • 1 pot de yaourt de farine. Là, je sens mon lectorat circonspect genre « mais qu’est-ce qu’elle nous raconte encore ? » « Il conditionnent la farine en pot de yaourt maintenant ? Encore un coup des bobos écolo gauchistes ça !! » Mais noooon rhooo :D ! C’est juste pour les proportions, comme dans le gâteau au yaourt ! Vous gardez le pot de yaourt préalablement vidé ET vous le remplissez de farine. Ça va, z’êtes content.e.s de l’explication ? :P
  • 1 pincée de bicarbonate de sodium alimentaire (qui peut s’acheter dans tous les magasins fournis à peu près correctement – et c’est là que je diverge de la recette de Marmiton, qui préconisent quant à eux de la levure chimique). Nous achetons le notre à environ 2€ les 400 grammes (ce qui rend tranquille pour à peu près 1000 ans). Ce n’est pas ultra suremballé comme la levure chimique en sachets individuels (qui est de plus souvent additionnée d’un tas d’autres ingrédients) et surtout, le résultat final est tout autre ! Je ne sais pas vous dire si ça fonctionne avec tout et je vous préviens qu’il faut un peu se renseigner sur le net pour les dosages, mais Ludo s’en sert pour tous les gâteaux maison et ça donne un moelleux incomparable. Pareil pour la recette des blinis, j’avais tenté avec de la levure chimique standard l’année dernière et RIEN A VOIR. Mes blinis étaient plats comme des frisbees en 2017, mais ça aura été de véritables petits coussins moelleux en 2018 :)
  • 1 pincée de sel…et voilà !

Autant vous dire que les ¾ du temps, vous avez déjà tout dans votre placard ! On y va pour le mode d’emploi ?

Matériel :

Budget : 1€

  • 1 Yaourt Bulgare, ou Grec, ou de chèvre, ou de brebis
  • 1 Oeuf
  • 1 pot de yaourt de farine
  • 1 pincée de bicarbonate de sodium alimentaire
  • 1 pincée de sel

Etape 1 : On shake, shake, shake !

Première étape d’un niveau qui devrait convenir même aux personnes pas douées, qui ont deux mains gauches en cuisine : vous me fichez tous les ingrédients dans un grand bol ou un petit saladier (moi je dis toujours, chacun ses combats hein :P ) et vous me mélangez bien tout ça ! On s’arrête une fois que la pâte est homogène (autrement dit, s’il y a des méchants grumeaux, vous continuez à fouettez vigoureusement cette coquine de pâte ;) et quand c’est bon, on la laisse se remettre de ses émotions).

La pâte doit être moyennement liquide (essentiellement pour ne pas trop s’étaler à la cuisson et que le blini garde une bonne épaisseur).

Etape 2 : Mister Freeze.

Maintenant que votre pâte est lisse comme la peau de mes cuisses quand j’avais 14 ans, on filme tout ce beau monde (ou alors, on fait comme moi, à l’ancienne : on emballe le contenant de la pâte dans un torchon) et zhou ! Au froid pour une bonne heure. De quoi se faire un petit thé pépère et aller se vautrer devant Daenerys Targaryen qui chevauche ses dragons (ou bien son dernier chevalier servant/esclave sexuel) pendant les 45 prochaines minutes.

Etape 3 : Se dire que si la pâte patiente 1h30 au lieu d’1h, c’est pas si grave et se remettre un deuxième épisode de Game of Thrones.

Parce que la vie, c’est aussi savoir prendre ce genre de décision hyper utile. Voilà :D

Etape 4 : Les Conseils du Maître.

Il est maintenant 1h30 plus tard, la moitié des personnages viennent de se faire dessouder, comme à chaque saison – et vous vous rappelez avec horreur que vous avez oublié la pâte à blinis au réfrigérateur, toute coincée qu’elle est entre la dinde et les œufs de lump !! Mais ce que je ne vous ai pas dit, c’est…que ça n’est pas grave ! Vous pouvez sans problème faire votre pâte en matinée, la réserver calmement jusqu’au soir et la cuire minute tout en vous la racontant grave devant vos invité.e.s en leur disant que vous êtes passé au zéro-déchet total, que Béa Johnson est votre déesse et que vous faites TOUT vous-même en plus de votre vie de reporter photo de guerre, de vos 3 enfants et de votre bénévolat aux Restos du Cœur les soirs et week-ends (exactement le genre de personne que j’adore détester :P ).

Etape 5 : Bubulles Party.

Saisissez-vous donc d’une poêle antiadhésive, de n’importe quelle casserole ou autre ustensile de cuisson qu’il faudra alors légèrement huiler pour ne pas que ça attache et armez vous d’une cuillère à soupe pour déposer assez de pâte pour former quelques blinis (et je vous rassure, on peut largement gérer la cuisson simultanée de plusieurs petites crêpes ;) ).

Une fois que la couche visible de la pâte se met à faire des bulles, HOP, on se munit de sa plus belle spatule et on retourne tout ce beau petit monde.

A vue de nez, il y en a pour 2-3 minutes de cuisson par blini maxi. Moi, je fonctionne à l’œil, quand c’est bien grillé des deux côté, je réserve dans un bol.

Etape 6 : Léchez-vous les babines.

Comme le loup dans les dessins animés Tex Avery ! Consommez vos petits coussins dodus et chauds sans plus attendre. Nous avons personnellement opté pour un restant de foie gras et du caviar généreusement offert par mes fans en délire qui me rincent depuis de nombreux mois (sans langue de bois, ça donne *généreusement donné par ma maman qui vidait son frigo avant de repartir de la région pour rejoindre son cher et tendre*). C’était la petite boîte de 15g de chez Lidl, qu’ils vendent à un prix imbattable de 10€, mais franchement, rien de fifou – ça ne vaut pas des œufs de lump ou de saumon de qualité, je suis entièrement d’accord avec Que Choisir !

Vous pouvez aussi déguster ces blinis avec toutes les tartinades de votre choix (vegan ou non), avec du saumon, de la truite, du fromage fouetté, du foie gras et même tout seul comme ça – la seule limite étant votre imagination.

Quant à ma propension à être extrêmement raccord et à vous proposer cette recette post-fêtes, je tiens à dire que je ne comprends pas pourquoi les blinis sont si boudés le reste de l’année. C’est super facile à faire, c’est pas cher et c’est BIEN MEILLEUR que cette cochonnerie de pain de mie industriel pour faire des canapés ou pour accompagner diverses tartinades.

Etape 7 : Et le goût, ça dit quoi ?

Franchement, TERRIBLE. Moelleux, goûtus et aérés…on a rarement fait mieux dans le dangereux monde interlope du blini !

Je répète une dernière fois pour les dur.e.s de la feuille : RIEN A VOIR avec les infâmes crêpes ultra denses que l’on vous vend en supermarché.

Juste pour vous faire une idée, voici la compo des blinis de la marque Blini (ils se sont lâchés les types du marketing, hein :P ?) : Eau – farine de blé – huile de colza – lactose et protéines de lait – fibres de blé – poudres à lever : E500ii, E450iii et  E341 – blanc d’œuf en poudre – sel – sucre – stabilisant : E420 – épaississant : E415. Traces éventuelles de soja.

Voici maintenant celle des blinis de marque distri de chez Leclerc : Eau ; farine de blé ; huiles végétales (colza et tournesol) ; oeufs frais 6,2% ; lactose ; lait écrémé en poudre ; sel ; poudres à lever : E450, E500 (dont blé); amidon modifié de maïs. Traces de fruits à coque.

Clairement, il y a des trucs, on se demande ce que ça vient foutre là dedans et l’ingrédient majoritaire étant la flotte, on peut raisonnablement dire que les industriels nous prennent pour de bonnes vieilles truffes.

Etape 8 : Mais moi ça me soûle de faire tout ce tintouin, est-ce que c’est réellement moins cher que le gentil petit paquet du supermarché ?

Vous allez devoir me croire sur parole pour les calculs (c’est surtout que j’ai moyennement envie de vous gonfler alors que vous êtes encore tous faibles et à peine remis.es de la beuverie du 31), mais voici ce que j’ai déboursé : 1 yaourt bio : 0.71 cts, 1 œuf bio : 0.28 cts, farine artisanale : 0.19 cts, 0.005 cts de bicarbonate et 0.005 cts de sel. Soit 1.19€ pour 25 blinis (soit moins de 0.05 centimes pièce).

Chez Blini, on est à 1.29€ les 16 (soit 0.08 pièce) et je les explose.

Pour la marque distri de chez Leclerc, on est à 0.97 les 16 (soit 0.06 centimes pièce) et je les explose aussi.

Faire des blinis maison, même en 100% bio et artisanal, sera donc toujours moins cher que d’acheter les daubes que l’on vous propose en supermarché (et en plus, je ne sais pas vous, mais moi je considère que tout temps passé hors des magasins pendant les fêtes de Noël est un véritable cadeau :P ).

Etape 9 : On fait le bilan, calmement, en se remémorant chaque instant

Faire des blinis maison, c’est BIDON. Non seulement ça ne prend que quelques minutes à préparer (et vous pouvez même oublier la pâte dans le frigo quelque heures sans que le monde ne s’ouvre en deux ;) ), mais c’est aussi tellement facile à réaliser d’un point de vue culinaire que même les cas les plus désespérés en cuisine devraient y arriver.

Je vous encourage même à réaliser cette recette avec vos pitchous si vous en avez, je dois dire que je considère cette recette comme totalement « parent-proof ».

Je ne dis pas que ça va vous faire économiser des centaines d’euros, mais quoi qu’il en soit, c’est toujours moins cher que ce qui est proposé en supermarché, et encore, mon calcul a été effectué avec des produits nutritionnellement bien supérieurs à ceux que l’on trouve dans les blinis vendus en grande distribution.

C’est toujours intéressant de réduire ses achats de produits suremballés, et cette recette, même si ça n’est pas grand-chose, c’est faire un peu mieux. Si on achète un yaourt avec un pot en verre que l’on garde et que l’on arrive à acheter le reste en vrac, on n’est même pas très loin du zéro déchet. Ça sera toujours moins pire que l’horrible emballage plastoc dans lequel sont conditionnés les blinis industriels – qui, en plus, je le rappelle, n’est pas sans conséquences pour votre santé.

Meilleur rapport nutritionnel, meilleur d’un point de vue gustatif, meilleur pour la santé, meilleur pour la planète, meilleur pour le portefeuille, hyper rapide et EN PLUS, ça permet d’occuper nos enfants 20 bonnes minutes ? Manon Woodstock, tu nous vends tellement du rêve que c’en est à peine croyable !! :D 2019 ne commence pas si pire finalement, hein ?

Et vous chers loulous et louloutes, aviez-vous déjà osé les blinis maison (seigneur, on se croirait dans un Femme Actuelle des années 2000 :P ) ? Quels produits industriels avez-vous abandonné pour ces fêtes ? Lesquels souhaitez-vous diminuer cette année ? Envie de me faire un énorme câlin virtuel pour me réconforter ? Venez donc en commentaire, je prends tout <3

Je vous souhaite un excellent weekend et vous embrasse bien fort.

Crêpes Nordiques et Coussin Moelleux.

Manon Woodstock.

Sources :


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